
En prospection électrique, un courant est injecté dans le sol par des électrodes et la différence de potentiel est mesurée à la surface. En déplaçant les électrodes, on obtient des profils qui servent à estimer comment la résistivité varie avec la profondeur. Le résultat est un modèle calculé à partir de mesures, pas une image directe du sous-sol.
La résistivité dépend de plusieurs facteurs : la nature des roches, leur porosité, la teneur en eau, sa salinité et la présence d’argiles. Plusieurs combinaisons de matériaux peuvent produire une réponse semblable. Une zone conductrice peut être liée à l’eau, mais aussi à l’argile ou à une eau minéralisée ; elle ne prouve donc pas, à elle seule, qu’un forage sera productif.
La conception du profil, les conditions de contact des électrodes et le contrôle qualité influencent la mesure. Pour réduire l’ambiguïté, les résultats se confrontent à la géologie locale, aux données de forages et aux autres méthodes disponibles. L’objectif est de mieux cibler une investigation, puis de vérifier l’hypothèse sur le terrain.



