
Sentinel-1 embarque un radar à synthèse d’ouverture en bande C. Contrairement à un capteur optique, il émet et reçoit des micro-ondes : l’acquisition ne dépend pas de la lumière solaire et reste possible à travers les nuages. Cette continuité est utile pour suivre un territoire pendant une période pluvieuse ou comparer rapidement plusieurs dates.
L’intensité rétrodiffusée dépend de la rugosité, de l’humidité, de l’orientation de la surface et de la végétation. Après une inondation, une paire d’images peut aider à repérer des changements de surface ; en terrain végétalisé ou montagneux, la réponse est plus complexe et doit être interprétée avec prudence.
Le radar n’est pas une photographie et ne mesure pas directement la profondeur d’eau, sa qualité ou la nature d’une roche. Le relief, l’angle d’observation et le traitement influencent le résultat. Une carte fiable associe les séries radar à d’autres données, à une analyse du terrain et, lorsque nécessaire, à des observations locales.



